Comprendre
Coton bio, GOTS, OEKO-TEX : que signifient ces labels ?
GOTS certifie que la fibre est bio et que toute la chaîne de fabrication est contrôlée ; OEKO-TEX Standard 100 certifie que le textile fini ne contient pas de substances nocives au-delà des seuils fixés. Ce sont deux garanties différentes, et complémentaires, qui ne disent rien de l'efficacité du produit.
Pourquoi ces labels existent
Une culotte menstruelle reste en contact avec la peau pendant des heures, chaque mois, pendant des années. Une étiquette qui dit « coton naturel » ou « sans produit chimique » n'engage personne. Les labels, eux, reposent sur un cahier des charges public, des contrôles par un organisme indépendant et un numéro de certificat que l'on peut vérifier.
Trois mentions reviennent sur nos culottes Clarisse et Nolwenn : coton bio certifié GOTS, textile certifié OEKO-TEX Standard 100 classe II, tests menés en laboratoire accrédité ISO 17025. Voici ce que chacune garantit, et ce qu'elle ne garantit pas.
GOTS : la fibre bio et toute la chaîne derrière
GOTS signifie Global Organic Textile Standard. C'est le référentiel international du textile biologique. Il porte sur deux choses à la fois.
- La fibre : le coton doit être issu de l'agriculture biologique, c'est-à-dire cultivé sans pesticides ni engrais de synthèse et sans OGM, selon les règles de l'agriculture bio.
- La chaîne de transformation : filature, tissage ou tricotage, blanchiment, teinture, confection. À chaque étape, GOTS interdit certaines substances (métaux lourds, formaldéhyde, certains colorants…), impose un traitement des eaux usées et fixe des critères sociaux pour les ouvriers.
Chaque entreprise de la chaîne est inspectée chaque année par un organisme agréé. Sur nos culottes, c'est le coton côté peau qui est certifié GOTS : la couche que vous touchez, composée de 95 % de coton et 5 % d'élasthanne.
OEKO-TEX Standard 100 : le textile fini, testé en laboratoire
OEKO-TEX Standard 100 ne regarde pas d'où vient la fibre. Il regarde le produit fini : un échantillon est analysé en laboratoire pour rechercher des substances nocives, réglementées ou non, et vérifier qu'elles restent sous des seuils fixés par le label. La liste est mise à jour chaque année.
Le label distingue quatre classes selon la proximité avec la peau. La classe II correspond aux articles en contact direct et prolongé avec la peau : sous-vêtements, linge de lit. C'est celle de nos culottes. Seule la classe I, réservée aux bébés, est plus exigeante.
La certification de nos culottes a été délivrée par l'IFTH, l'Institut français du textile et de l'habillement, membre français du réseau OEKO-TEX. Vous pouvez voir comment la culotte est assemblée, couche par couche, sur notre page comment c'est fait.
ISO 17025 : le laboratoire, pas le produit
ISO 17025 n'est pas un label textile. C'est la norme internationale qui définit ce qu'un laboratoire d'essais doit faire pour être reconnu compétent : méthodes validées, appareils étalonnés, personnel qualifié, traçabilité des résultats. Un laboratoire accrédité ISO 17025 a été audité sur tout cela par un organisme national d'accréditation.
Quand nous indiquons que nos culottes ont été testées sous contrôle gynécologique et dermatologique dans un laboratoire accrédité ISO 17025, cela veut dire une chose précise : les résultats ont été obtenus selon une méthode contrôlée, par un laboratoire indépendant.
Ce que ces labels ne garantissent pas
- GOTS ne teste pas l'absorption ni la tenue dans le temps. Une culotte en coton bio peut fuir.
- OEKO-TEX ne dit pas que le coton est bio, ni que la fabrication est propre ou équitable. Un textile conventionnel peut être certifié Standard 100.
- Aucun des deux ne couvre forcément toutes les couches. Une culotte peut avoir un coton GOTS côté peau et une membrane imperméable en polyuréthane, qui ne sera jamais bio. C'est le cas de la nôtre, et c'est normal : sans membrane, pas d'étanchéité.
- Aucun label ne remplace un test clinique. La tolérance cutanée, l'absorption, la résistance aux lavages se mesurent à part : 33 volontaires pendant 21 jours, absorption mesurée après 52 lavages à 60 °C pour nos culottes.
Comment lire une étiquette
- Cherchez le numéro de certificat. Un label sérieux s'accompagne d'un numéro de licence (OEKO-TEX) ou de licence GOTS, vérifiable sur le site de l'organisme.
- Regardez ce qui est certifié. « Coton bio GOTS côté peau » est une information précise ; « culotte bio » ne l'est pas.
- Vérifiez la classe OEKO-TEX. Pour un sous-vêtement, la classe II est le minimum attendu.
- Méfiez-vous des formules vagues : « naturel », « écologique » ne correspondent à aucun référentiel.
- Lisez la composition complète, couche par couche.
En résumé
- GOTS : fibre issue de l'agriculture biologique et chaîne de transformation contrôlée, inspection annuelle.
- OEKO-TEX Standard 100 : textile fini testé contre les substances nocives ; classe II = contact prolongé avec la peau.
- ISO 17025 : le laboratoire est accrédité, ce n'est pas un label sur le produit.
- Aucun label ne mesure l'absorption ni la tolérance : ce sont des tests à part.
Questions fréquentes
Une culotte GOTS est-elle forcément OEKO-TEX, et inversement ?
Non, ce sont deux certifications indépendantes. GOTS encadre l'origine bio et la fabrication ; OEKO-TEX analyse le produit fini. Nos culottes portent les deux, chacune pour ce qu'elle couvre.
Pourquoi la culotte n'est-elle pas 100 % coton bio ?
Parce qu'elle doit s'étirer et rester étanche. Le coton côté peau contient 5 % d'élasthanne, et la membrane imperméable est en polyuréthane. Ces matières ne sont pas agricoles, elles ne peuvent pas être bio.
Comment vérifier qu'un certificat est vrai ?
GOTS et OEKO-TEX publient chacun une base de données en ligne où l'on entre le numéro de certificat ou le nom du fabricant. Si une marque refuse de communiquer ce numéro, c'est un signal.
Sources : référentiel Global Organic Textile Standard · OEKO-TEX Standard 100 (classes de produits) · norme ISO/IEC 17025 · dossier technique Claripharm (certificat IFTH, tests Complife et Intertek) · Cet article donne des repères généraux ; il ne remplace pas l'avis d'un médecin, d'une sage-femme ou d'un pharmacien.